Psychanalystes de La CAP

Psychanalystes de La CAP
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Pourquoi consulter le psychanalyste ?

A cause de la peur. C’est souvent le motif principal. Peur souvent inconsciente, elle conduit l’individu chez le psychanalyste. C’est la peur qui anime la personne, elle l’envahit si elle doit faire face à des évènements non voulus ou des choses inattendues, mais assurément des choses qu’elle ne comprend pas. Incompréhension également à cause des grandes lois mécaniques de l’Inconscient et du destin. L’être humain ressent la peur. De plus en plus. Cette peur ressentie augmente au fur et à mesure qu’elle produit en parallèle chez lui une souffrance souvent assez forte qu’il ne peut comprendre, alors la peur prend le dessus dans l’inconscient. Elle s’amplifie au fil du temps. C’est la panique d’abord, ensuite c’est la névrose. La névrose hystérique est la plus répandue. Sous la névrose hystérique, le corps devient malade de la peur d’être malade, sans l’être en réalité : ce sont des paralysies, des défaillances, des blocages d’organes locomoteurs et articulaires : coude, cheville, genou, pied hanche, ce sont les paralysies en tous genres comme les paralysies faciales, les migraines parfois ophtalmiques. Ce sont aussi des organes visuels ou auditifs, la vue et la parole peuvent être touchées momentanément. Ce sont également des douleurs intestinales, des indigestions, des constipations ou des diarrhées, des sciatiques, des douleurs aux cervicales, aux articulations, au dos. Ce sont des crises paniques d’angoisse, de la tachycardie, des crises de transpirations nocturnes ou diurnes, des cauchemars. Ce sont des vertiges, des pertes d’équilibre, des peurs de vomir, des angoisses terribles. Ce sont les symptômes concernés par l’angoisse de conversion appelée également hystérie d’angoisse.

La peur est très importante dans la névrose obsessionnelle, elle va entrainer tout un tas de complications dans la tête. Des idées obsédantes, compulsives, répétitives, des scénarios catastrophiques, des doutes perpétuels. Il est impossible de se concentrer plus de deux minutes, la mémorisation est défaillante, sans doute liée aux difficultés de concentration, la difficulté est réelle pour retrouver les données mémorisées. Difficile de couper pour aller se coucher, s’endormir reste ardu, se réveiller relève d’une mission spéciale, et se lever tôt le matin reste souvent une torture impossible. Le réveil en pleine nuit est chose courante et retrouver le sommeil reste fastidieux. En un mot, un sommeil problématique. Les pertes soudaines de mémoires sont présentes, parfois associées aux phobies, à des tocs variés. Les pensées devenues curieuses présentent un sens différent au point d’envahir la pensée effrayée car certains objets ou certaines formes font peur. Il arrive qu’une personne vérifie 10 fois la fermeture du robinet d’eau ou l’arrivée du gaz. Elle vérifie la déconnexion des appareils électriques, la fermeture à clef des portes d’entrée, des fenêtres, des volets. Elle vérifie l’alignement des piles de linges, elle veille à ce que chaque objet familier ait bien retrouvé sa place de rangement d’origine. Elle tient à savoir si les nains de jardin sont bien à leur place habituelle. Aucun cachet n’existe pour soigner cela. Comme son nom l’indique est un cachet reste un cacher. Un cacher du sens profond du symptôme qui échappe au sujet. Avec l’aide du psychanalyste, la personne cherche par elle-même pourquoi cela lui arrive et le sens très personnel ce symptôme pour elle, et pour elle seule. La personne sera invitée à chercher dans la chaine de nombreux signifiants sa vérité subjective, c’est-à-dire la cause très personnalisée de la formation de ses symptômes.

Pour la psychanalyse, c’est l’ordre symbolique des paroles qui crée le monde des choses pour l’enfant qui grandit. Ce sont les paroles qui façonnent les choses du début pour un enfant. Sans elles, le petit resterait dans un grand mélange, dans une grande fusion, dans le grand tout chaotique maternel. Les mots du langage permettent l’accès à la nature des choses, aux environnements. Sans parole ou langage, pas ou peu de pensée. Pas ou peu de choses ou de représentation de choses. Même la pensée pure reste soumise aux lois de l’ordre symbolique du langage.

La rencontre avec le psychanalyste

Ce qui fait le charme de la psychanalyse dit Lacan, c’est la rencontre avec un psychanalyste. Instant qui se révèle vraiment une rencontre singulière et originale, qui ne ressemble à aucune autre. Cette rencontre ne ressemble à aucun cahier des charges, aucun prototype prédéfini ou préétabli. Il ne s’agit pas forcément de raconter à tout prix sa vie au psychanalyste, il n’est pas recéleur ou gardiens d’histoires familiales. Pas question non plus de se confesser au psychanalyste, il n’officie pas au confessionnal et c’est plutôt rare qu’il soit aussi un prêtre. Si la psychanalyse n’est pas une croyance, elle est encore moins une religion. Chez le psychanalyste on est tout simplement invité à dire ce qui passe par la tête. C’est d’ailleurs ce qui est préconisé au début de la psychanalyse. Ce qui vient à l’esprit dans la séance, l’analysant est invité à le dire sans censure aucune. Ce point reste parfois difficile à certains. L’analysant est invité à dire des mots, il est invité à passer par la parole puisqu’il est capable de parler. Le divan du psychanalyste est un lieu de paroles puisque la psychanalyse a découvert en l’homme un parlêtre. Et ce lieu de parole qui incarne la psychanalyse, et les contenus doivent rester dans la pièce du divan et non être exportés au dehors. C’est à cet endroit et de cette façon que la psychanalyse va officier pertinemment. Il appartient à l’analyste de mettre en série, en place et en nouvel ordre, les mots qu’il entend. Il va alors leur donner une nouvelle signification et un sens nouveau. Les mots de l’un vont inviter l’autre à chercher ce dont il s’agit, au-delà du symptôme à l’état brut, et vont inviter l’analysant à trouver le nœud caché de sa vérité subjective. De plus, il appartient à l’analyste de donner le sens des mots inconnus et employés pour aider l’analysant à comprendre ce qu’il peut attendre de son analyse.

La psychanalyse ne repose absolument pas sur une notion de confiance entre l’analyste et le l’analysant comme certains névrosés le prétendent, ils ne font alors que dupliquer sur la personne de l’analyste leur aliénation aux images parentales. Pas du tout. La psychanalyse est un échange. Échange dans lequel l’un écoute et l’autre parle. Et inversement. Le psychanalyste n’a pas d’état d’âme, il donne seulement les réponses qu’il a envie de donner aux questions suscitées …

Le primat de la psychanalyse c’est la parole. La parole dans l’écoute. Le névrosé est malade, certes cela est vrai, mais il est surtout malade de la parole. Il va se soigner par la parole uniquement. Avec laquelle ? La sienne. Avec l’aide du psychanalyste bien sûr ! Il est invité à parler. De ce qui lui vient à l’esprit, comme ça, simplement, sans avoir préparé quoique ce soit, sinon c’est défensif. Il doit le raconter, le dire, le poser, l’exposer par lui-même avec sa propre parole. Pour ne pas être gêné par la figure expressive de l’analyste, l’analysant sur le divan ne voit pas la tête de l’analyste, car il s’est placé derrière lui : la pulsion scopique est coupée. Pas de renvoi possible à lire sur le visage de l’analyste à la suite des paroles prononcées. Ainsi placé, l’analysant s’adresse à un autre imaginaire, l’Autre. En sa qualité de sujet ou de sujet en devenir il est invité à soutenir sa parole et à travers elle, son désir. Seul. Le primat c’est bien la parole, vecteur des désirs. En finalité la psychanalyse reste une discipline très sérieuse illustrant le rapport strictement personnel entre le sujet analysant et le psychanalyste.

L’analysant est invité à utiliser les paroles, les rêves, les actes manqués, des symptômes, les lapsus. Ils permettent une saisie certes partielle mais providentielle de l’inconscient. Difficile tâche que d’approcher seul son propre inconscient et de l’accepter parfois. Décortiquer et comprendre seul son inconscient est impossible. Freud connaissait cette difficulté en précisant que Ça parle dans l’inconscient. Il a appelé l’inconscient Das Es en français, le Ça. Il y a quelque chose qui parle dans l’être humain disait-il. C’est une des découvertes d’un Freud qui assure que le sujet abrite un autre sujet à l’intérieur de lui-même. Freud conclut que l’humain est soumis à son insu à cet inconscient. Une nouvelle terminologie est adoptée et elle fleurit dans la langue populaire grâce au vocabulaire de la psychanalyse. C’est le terme de sujet employé aujourd’hui de toutes les façons, à toutes les sauces souvent de façons mal appropriées. La terminologie exacte reste : Sujet des désirs de son inconscient. Le terme sujet est à entendre et comprendre vraiment comme à l’époque de la monarchie, sous la royauté. Être sujet de sa très gracieuse majesté, c’est à dire être soumis à sa Très Gracieuse Majesté. Cette terminologie porte en elle exactement la même signification que le mot Islam : soumis, soumission. Pour l’Islam, le croyant est assujetti à une soumission. C’est pareil chez l’être humain. Par la castration symbolique il accepte d’être soumis et dès lors divisé.

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