Autriche, Vienne à la fin du XIX siècle, un neurologue travaille à …

Un Autrichien, le docteur Sigmund Freud est neurologue et travaille à l’élaboration et au peaufinage d’une théorie qui deviendra célèbre dans le monde entier et qui ne laissera pas indifférent. Connu dans le monde entier, il n’en reste pas moins un Viennois de l’empire Austro-Hongrois, de la Belle Epoque et un fervent adepte des Lumières Allemandes et Juives.

Sa théorie originale prendra le nom de psychanalyse au fil des années. Freud soutient qu’il existe une instance psychique invisible qui régit de façon incontournable et incontestable le comportement des êtres humains. Cette instance est nommée par Freud le Çà, puis l’Inconscient.

Freud estime que cet inconscient est le siège de nombreuses pulsions qui agitent et conditionnent notre vie et nos sentiments à notre insu et que cet inconscient ordonne parfois nos pensées et organise des résistances psychiques, et qu’en fin de compte cet inconscient orchestre les faits et gestes de chacun d’entre nous. Là se trouvent produits et stockés les désirs refoulés car inconciliables avec d’autres motions issues de la morale ou la religion ou de la société ou de nos propres censures. C’est l’inconscient qui enregistre toute notre vie, nos affects et sentiments, bonheurs et malheurs, traumatismes et réussites, jouissance et plaisirs, satisfactions et insatisfactions ou déplaisirs.

C’est en élaborant ces mécanismes et ces confrontations que Freud s’est retrouvé père d’une discipline nouvelle, la psychanalyse, mais qui est aussi résultat de recherches collectives. Aujourd’hui encore, ce sont ces mêmes mécanismes qui interrogent chaque sujet sur les rapports entre ses désirs porteurs de jouissances espérées et la confrontation à la morale, la loi, les interdits, les discours sociaux, le discours politique ou religieux, et à nos propres valeurs et nos propres censures.

C’est ainsi que la psychanalyse reste une aide précieuse pour trouver des solutions face à nos désirs et à nos pulsions qui nous envahissent parfois de façon problématique. Et c’est ainsi que la psychanalyse à l’aube de ce troisième millénaire, comme au temps de Freud, fait preuve de sa pertinence et de son efficacité en apportant plus qu’une aide à ceux qui font appel à elle. La psychanalyse reste jeune, efficace et son dynamisme n’est plus que jamais de rigueur.